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Autres outils pédagogiques – CNV et OSBD

Cette page rassemble des outils et des schémas pour mieux comprendre ce qui se passe en soi et dans les échanges, mettre des mots sur ce que l’on ressent et communiquer avec plus de clarté.

La communication non violente (CNV), aussi appelée ici communication bienveillante consciente, est une démarche relationnelle qui invite à porter attention à son intention, à ce qui se vit en soi et à la qualité de présence dans les échanges.

L’OSBD désigne quatre étapes dynamiques : observer une situation sans juger ni évaluer, reconnaître les sentiments présents, identifier les besoins et formuler une demande claire, négociable et respectueuse.

Ces étapes peuvent aider à faire le point sur ce que l’on vit, à s’exprimer avec authenticité et à écouter l’autre avec empathie. Les outils proposés offrent des points de repères qui peuvent être adaptés au contexte, aux limites et à la disponibilité des personnes.

Comprendre l’OSBD pour pratiquer une communication bienveillante consciente

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Jugements – Étiquettes – Comparaisons – Préjugés – Croyances – Habitudes apprises – Déresponsabilisation – Pensée binaire – Réactions automatiques

Ce mode de communication est appris en grandissant, à travers notre culture, notre éducation, la famille, l’école et la société. Avec le temps, ces habitudes s’installent de façon inconsciente et révèlent souvent des besoins insatisfaits cherchant à être entendus.

Les besoins humains sont universels. Ce sont les stratégies ou moyens pour y répondre qui créent souvent malentendus et conflits. Les autres, par leurs paroles ou leurs gestes, peuvent éveiller en nous des émotions agréables ou désagréables. En communication bienveillante, chacun·e prend la responsabilité de ses besoins, et l’autre garde la liberté d’y contribuer ou non.

Alors, comment passer du langage du chacal au langage de la girafe?

OSBD en action : 3 façons de pratiquer
la communication bienveillante consciente

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Prends un instant pour faire ton check-in intérieur :

Aujourd’hui, ai-je besoin d’auto-empathie, d’expression ou d’écoute?

  • Auto-empathie : Je vois, j’entends, je me rappelle, j’imagine...
  • Expression authentique : Quand je vois, j’entends, me rappelle, m’imagine...
  • Écoute empathique : Quand tu dis, tu vois, tu entends, te rappelles, tu imagines...

Ce mode de communication est un choix conscient. Il vise à se relier à soi et aux autres en exprimant ses besoins et en accueillant ceux des autres avec bienveillance.

Inspiré d’Ansembourg et Corneau (2020), Keller (2018) et Rosenberg et al. (2016) sur la communication non violente.

L’OSBD est la colonne vertébrale de la communication bienveillante.

Ces étapes montrent comment parler le langage du coeur de la girafe, en exprimant nos besoins avec respect et en écoutant ceux des autres. Sa pratique au quotidien, avec patience et bienveillance, aide à observer sans juger, à accueillir nos émotions et besoins, et à formuler des demandes claires pour nourrir des relations vivantes et souples.

10 obstacles qui freinent l’écoute empathique... et des pistes pour les transformer

Conseiller

Ex : « Tu devrais... »

Effet :
Ramène l’attention sur la solution plutôt que sur le vécu, et risque de laisser un besoin non répondu.

Question empathique :
« Qu’est-ce qui serait aidant pour toi en ce moment? »

Consoler trop vite

Ex : « Tu as fait de ton mieux. »

Effet :
Ferme l’émotion trop rapidement. Le besoin d’exprimer ce qui est vécu peut alors rester insatisfait.

Question empathique :
« Comment te sens-tu avec ce que tu as traversé? »

Dévier sur soi

Ex : « Ça me rappelle quand moi... »

Effet :
Ramène la discussion vers soi et peut empêcher l’autre de se sentir pleinement entendu·e.

Question empathique :
« Qu’est-ce que tu aimerais que je comprenne
de ton expérience? »

Expliquer

Ex : « Je n’ai pas pu parce que... »

Effet :
Détourne la conversation vers soi. Le besoin d’accueil de l’autre peut alors passer au second plan.

Question empathique :
« Qu’est-ce que tu aurais aimé recevoir de moi? »

Interroger trop vite

Ex : « Quand ça a commencé ? »

Effet :
Oriente vers les faits plutôt que d’accueillir d’abord le ressenti. Le besoin d’expression émotionnelle risque de ne pas être entendu.

Question empathique :
« Qu’aimerais-tu partager de ce que tu ressens? »

Surenchérir

Ex : « Oh, ce n’est rien, regarde-moi...»

Effet :
Minimise l’émotion exprimée et empêche de reconnaître pleinement le vécu de l’autre.

Question empathique :
« Qu’est-ce que ça te fait de vivre ça? »

Moraliser

Ex : « Tu pourrais en tirer une leçon... »

Effet :
Transforme l’expérience en enseignement, ce qui peut empêcher l’accueil de l’émotion.

Question empathique :
« De quoi aurais-tu besoin dans cette situation? »

Clore la question

Ex : « Allez, ça va passer. »

Effet :
Coupe l’expression de l’autre et ferme l’espace d’écoute.

Question empathique :
« Veux-tu m’en dire un peu plus? »

Compatir avec pitié

Ex : « Mon pauvre... »

Effet :
Crée une distance en plaçant l’autre en position de faiblesse plutôt que d’égalité.

Question empathique :
« Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi en ce moment? »

Corriger

Ex : « Ce n’est pas comme ça. »

Effet :
Nie la perception de l’autre et nourrit le besoin d’avoir raison.

Question empathique :
« Est-ce que tu pourrais me raconter ce que tu as vécu, avec tes mots? »

Ce tableau est une adaptation de Rosenberg et al. (2016), qui s’inspirent des apports de Holley Humphrey (1974). Il illustre certains obstacles classiques pouvant nuire à la qualité de présence nécessaire à une écoute empathique.

Écoute empathique : 4 repères

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Les Vertus du lien 2.0

Affiche illustrant les six vertus du lien 2.0 : cultiver la connexion, partage solidaire, dialogue bienveillant, apprentissage conscient, reconnaissance de soi et croissance collective, avec le logo Mon réseau social.